La réponse courte, arrêtée au 18 août 2026
Le consensus tient en deux lignes. Sur le taux directeur : la Banque nationale suisse le maintient à 0 % depuis juin 2025, les 35 économistes interrogés par Reuters mi-juin l’attendaient tous inchangé, et aucun ne voit de mouvement avant 2027. Sur les taux fixes : le plancher est probablement derrière nous, et les instituts prévoient une évolution latérale à légèrement haussière d’ici fin 2026.
Le prochain rendez-vous est l’examen trimestriel de la BNS, agendé au 24 septembre, où le statu quo fait là aussi consensus. La vraie variable de ces prochains mois n’est pas à Berne : c’est le marché obligataire, qui fixe le prix des durées longues et qui a remonté cet été.
Ce que prévoient les instituts, un par un
Chaque institut publie ses propres chiffres, avec sa propre prudence. Les voici, datés :
| Institut | Publication | Prévision |
|---|---|---|
| UBS | 29 juillet | SARON à 0,00 % fin 2026, 0,25 % mi-2027 ; swap 10 ans de 0,66 % à 0,73 % fin 2026 |
| PostFinance | 18 juin | SARON stable 3 à 6 mois ; fixes en hausse graduelle de +0,25 à +0,49 point sur 6 à 12 mois |
| MoneyPark | en continu | Taux stables ou en légère hausse d’ici fin 2026, BNS inchangée |
| Raiffeisen | 18 juin | SARON stable, potentiel de hausse limité sur les fixes |
| BCV | 24 juin | Plancher atteint, nouvelle baisse improbable |
| Comparis | 9 juillet | Fixes 10 ans à 1,77 % de référence au 30 juin, marges bancaires toujours élevées |
La lecture d’ensemble : personne n’attend de baisse, personne n’attend de flambée. La divergence porte sur l’ampleur de la remontée des fixes, PostFinance en haut de fourchette, Raiffeisen et MoneyPark en bas. Et sur la première hausse de la BNS : courant 2027 pour UBS, pas avant le printemps 2027 pour PostFinance, et seulement 4 économistes sur 35 chez Reuters en prévoient une en 2027.